ce quil faut de terre lhommeLes yeux plus gros que le ventre.

Dans un petit village russe à la fin du XIXe siècle, un jeune paysan poussé par des rêves de grandeur se lance dans une fuite en avant éperdue. Ce qu’il faut de terre à l’homme, une nouvelle de Léon Tolstoï adaptée avec dérision et humour par Martin Veyron.

Sur leur petit lopin de terre, Pacôme et sa femme vivent chichement. Mais l'envie de vivre mieux le gagne et quand l’opportunité se présente, il rachète les terres de sa voisine. Le voilà pris dans un cercle infernal et rien ne va plus arrêter ses appétits de terres, oubliant qu’il a été un jour faible et exploité.

Veyron, connu pour ses albums humoristiques où il se moque des déboires amoureux de petits bourgeois, fait mouche dans un registre où on ne l’attendait pas. Cette fable intemporelle sur la cupidité et l’avidité des hommes est à la fois drôle, cruelle, tout en finesse et d’une grande modernité.

Le dessin aux couleurs de terre nous transporte en Sibérie, jusqu’à une chute désastreuse.

Voir une planche