apres la guerrePour son premier long métrage Après la guerre, Annarita Zambrano s'est inspirée de l'assassinat du juriste Biagi pour revenir sur l'époque des années de plomb en Italie. Elle analyse avec finesse les dommages collatéraux au sein d'une famille.

Bologne 2002 : la loi travail provoque un tollé dans les universités. Suite à l'assassinat d'un professeur d'université, Marco ex militant d'extrême gauche, réfugié en France grâce à la Doctrine Mitterrand, est accusé d'être le cerveau de l'attentat. L'Etat italien demande son extradition.

Marco doit de nouveau prendre le chemin de la clandestinité, entraînant dans sa fuite sa fille de 16 ans, née en France et totalement étrangère aux mouvements politiques. Parallèlement, en Italie, le reste de sa famille emmurée dans les non-dits, doit affronter les fantômes du passé.

Présenté dans la sélection officielle Un certain regard, du Festival du Cannes 2018 le film d'une grande sobriété et dénué de tout romantisme cherche à comprendre, notamment à travers l'interview de la journaliste les motivations de l'époque, et analyse les retombées 20 ans après. La jeune réalisatrice italienne, née dans les années 70 croise les points de vue et s'interroge sur la possiblité de reconstruire la société 20 ans après. Bouleversant, intéressant, dérangeant.

Annarita Zambrano, réalisatrice d'Après la guerre : "Le terrorisme est une blessure pour mon pays"